Pleins feux sur les alumni – Une histoire d’amour de CanMas

publié sur Fév 06, 2026

J’ai rencontré Russ au second mariage du fils de ma petite amie.

Mon amie, déjà mère de six enfants, était à bout et m’a dit : « Si tous mes enfants se marient deux fois, je vais devoir assister à douze mariages ! » Elle m’a suppliée de l’accompagner à celui-ci à Tweed et, pour être honnête, c’est comme ça que tout a commencé.

Russ était l’oncle et le photographe du mariage, sa nièce était la mariée. Personne, ni de part et d’autre, n’était particulièrement ravi de cette union à l’époque. Mais au milieu de tout ça, Russ et moi nous sommes rencontrés… et nous sommes tombés amoureux.

Nous nous sommes mariés en 1985, l’année même des premiers Jeux mondiaux des maîtres à Toronto.

Ken Lane participait aux compétitions de canoë et Jim Mossman à celles de squash pour Balmy Beach. Russ a décidé de former une équipe de canoë de guerre, réunissant des pagayeurs expérimentés et des novices. Aucun de nous n’était en forme, mais nous étions enthousiastes ! Russ faisait l’appel à chaque entraînement, une cigarette au bec. On s’entraînait sur l’île, car personne n’arrivait à tenir en équilibre dans le bateau devant le club, sur le lac. Au début, on était vraiment nuls. Mais à la fin de l’été, sous la houlette de notre barreur, Tommy Hodgson, on était devenus une vraie équipe et on a participé aux tout premiers Jeux Mondiaux des Maîtres à Toronto.

Après les Jeux, Jim Mossman avait un peu d’argent qu’il a donné à Russ. Russ a récupéré la liste de tous les participants et on a contacté chacun d’eux pour leur demander s’ils seraient intéressés par la poursuite d’un programme Maîtres année après année.

La réponse a été phénoménale. C’était parti !

Les trois premiers Jeux des Maîtres ont eu lieu à Toronto, mais Russ était déterminé à ce que le canoë-kayak Maîtres fasse partie intégrante du canoë-kayak et accompagne les Championnats Nationaux de Sprint chaque année. Russ a assisté à d’innombrables réunions et a travaillé sans relâche pour convaincre les instances dirigeantes que cela constituerait un atout majeur pour la CCA (aujourd’hui CKC). Nombreux étaient les pagayeurs contraints d’abandonner après leurs vingt ans, faute de compétitions.

L’idée a rencontré une forte résistance au début, mais elle a fini par s’imposer. Aujourd’hui, le canoë-kayak Masters fait partie intégrante de la communauté des canoéistes.

Et dire que tout a commencé lors d’un mariage qui n’a enthousiasmé personne !

Écrite et soumis par Barb Dunn, ancienne élève, avec des corrections de CKC.